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Patrimoine culturel et naturel

A la découverte d' Amélie-les-Bains... (suite)
croix armée de fer portant les attributs de la passion (lance, éponge imbibée de vinaigre, couronne d'épines, clous). Le calvaire offre une promenade facile même pour des personnes non entraînées à la marche et permet de découvrir un très beau panorama sur Amélie les Bains et Palalda. Situé sur la route de Montbolo. Fort des Bains : le fort a été construit en 1670 sur l'ordre de comte de Chamilly. Les plans ont été dressés par l'ingénieur Saint Hilaire et Vauban y apporta lui-même quelquesmodifications, bien qu'il n'y attachât jamais une grande importance et l'appelait une simple "gentilhommière". Pourtant Fort de Bains n'a pas du
sa capitulation, 120 ans plus tard, qu'à un manque de vivre. La garnison de 440 hommes, sous les ordres de Michel Daudiès, fut faite prisonnière puis transférée ensuite en Espagne.

Les sources sulfurées naturelles d'Amélie les Bains ont fait l'objet dès la préhistoire d'un culte de la part des habitants de ce territoire. Plus tard les romains bénéficièrent des vertus salvatrices de ces eaux à l'intérieur d'un édifice, construit par eux, élégant par son architecture. Subsistent de cet ouvrage, une vaste salle romaine dont la voûte est en plein cintre. (lavacrum). La piscine romaine de l'ancienne salle des étuves. Blocs de gneiss gravés mis à jour par la crue de 1940 situés sur le boulevard de la petite Provence. Les signes gravés, vraissemblablement à l'âge du fer, ont certainement été martelés et rendus illisibles à l'époque où le christianisme
s'est défintivement implanté dans les populations locales. Rien ne permet de dire si ces blocs étaient alignés à l'origine pour constituer un monument de type cromlech. Ont-ils un rapport avec les sources ? C'est probable, les sources de ce type ayant de tout temps été des lieux de culte dédiés à des divinités infernales ou autres.